ACCUEIL | UK VERSION ACTUALITE | LIVRE D'OR
 

Accueil > Technique > Spécificité


Peu de personnes le savent, mais cette merveille de technologie qu'est CONCORDE, emploie des trésors d'ingéniosités afin de surmonter les difficultés d'un vol supersonique.
En effet, CONCORDE est grand (62,19 mètres), rapide (mach 2.02) transporte environ cent vingt personnes et ceci entraîne, entre autres, des déformations de structure et des élévations de températures conséquentes.
A 18 000 m d'altitude et 2 146 km/h, le Concorde grandit de 18 à 24 cm.


C'est avec un souci de gain aérodynamique et de gain de poids que l'on décida de "noyer" le fuselage dans l'aile, et donc de construire les deux ensembles d'un seul tenant. Les tronçons de fuselage comprendront ainsi des départs de voilure, une construction unique à l'époque pour un avion de cette taille. Les problèmes structuraux à résoudre étaient en effet considérables pour une voilure aussi mince, donc déformable, subissant en outre un échauffement notable.
Pour un appareil de 62,19 mètres de long et de 25,56 mètres d'envergure, avec une voilure de 358m2, la surface des onglets étant décomptée, le devis de poids, 185 tonnes, peut surprendre. Environ 50% de la masse sera consacrée au carburant. On voit que le reste devra être très léger. Sur ce point, les ingénieurs comptent sur le matériau choisi pour la structure et le revêtement : un alliage d'aluminium réfractaire nommé AU2GN.
Il n'a qu'un défaut : celui de vieillir un peu vite, ce qui n'est pas tout à fait vrai (voir cette page). Mais il combat beaucoup mieux le "mur de la chaleur", marotte d'Archibald Russel. A Mach 2.2, le frottement chauffera la pointe du nez à 180°, le bord d'attaque à 155°, le fuselage et le bord de fuite de la voilure entre 140° et 150°. Compte tenu du froid ambiant à haute altitude (-50°/-55°), les températures de surface seront de l'ordre de 125°/130°, très au-dessus de celles admises par les alliages classiques. A défaut d'AU2GN, il faudrait employer du titane, mais ce métal est plus lourd et aussi plus difficile à travailler.
L'AU2GN n'est pas un alliage "prototype". Il sert déjà aux aubes de réacteurs chez bon nombre de motoristes. Il sera adopté sans grande discussion par les partenaires de Concorde.
Article original: Science & Vie n° 9 - Juin 1992.

 

Concorde raconte p54
Espace entre le panneau mécanicien et la cloison du poste
Au sol ou en vol subsonique
En vol supersonique





©2006 D. TREBOSC. Tous droits réeacute;servés
Conditions d'utilisation | Contact | Crédits
Toute reproduction, même partielle, du contenu de ce site est soumise à autorisation.

 Ce site respecte la loi Informatique et Libertés.
Pour en savoir plus sur la protection des données personnelles, cliquez ici.